Rêvant de la scène depuis son enfance au quartier Kimbangu dans la commune de Kalamu, Ronsia Kukiel s’est imposé comme l’un des humoristes les plus talentueux de la R»publique démocratique du Congo. De ses débuts inspirés par Pie Tshibanda à ses performances au Parlement du rire et au Marrakech du rire, il retrace son parcours et partage sa vision pour l’avenir du stand-up congolais.
Humoriste talentueux et imitateur hors pair, Ronsia Kukiel a grandi avec un rêve : monter sur scène. Né à Kimbangu, un quartier de la commune kinoise de Kalamu, il a été marqué dès le début de sa carrière par le conteur Pie Tshibanda, qu’il admirait profondément. « C’est la démarche simple que j’ai suivie pour aller à l’INA (Institut national des arts)…J’ai ramené les vidéo de Pie Tshibanda au secrétariat pour leur dire : ‘’ J’aimerais bien faire comme ce monsieur’’ », confie-t-il dans l’émission Sosola Lelo.
Des connexions qui propulsent
Si Ronsia Kukiel s’est d’abord essayé à la danse et au chant, c’est finalement l’humour qui l’a révélé au grand public. Directeur artistique du Festival Toseka en 2016 avec Les Salop’arts, il s’est fait remarquer grâce à ses prestations au Parlement du Rire, animé par Mamane. « J’ai rencontré Mamane à travers le festival Toseka qui m’a propulsé devant le public congolais. J’ai envoyé des textes au Parlement du rire et ça a bien marché », raconte-t-il.
Ses connexions avec les têtes de proue de l’humour africain l’ont porté sur la prestigieuse scène du Marrakech du rire – Gala Africa en 2018. Partager la même scène avec Jamel Debbouze était une fierté pour lui : « Pour un gars qui vient de Kimbangu, c’est une grande réussite. Cette prestation là, je l’ai dédiée à ceux qui ont souffert pour croire en moi ».
« Il n’y a pas d’exonération pour les artistes »
Ronsia Kukiel est aussi de ceux qui veulent mettre en avant les talents cachés de la RDC. Il sillonne le pays pour tenir des ateliers et former des futurs cracks de la scène. Mais il n’y a pas assez de soutien. « Il n’y a pas d’exonération pour les artistes. Le coût de salles de spectacles est exorbitant. Dans une ville de plus de 20 millions d’habitants, on ne devrait pas avoir seulement le grand centre culturel », s’indigne-t-il. Malgré ces obstacles, il reste déterminé à faire rayonner l’humour congolais sur la scène internationale.
Suivez l’intégralité de notre entretien dans cette émission sosola lelo.